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Saïed hospitalisé alors que Kamel Ghribi envoie un cheval de Troie à Tunis

Ilfoglio  |  Publié le 17/07/2026 14:01

L'hospitalisation du président Kaïs Saïed, tenue secrète, a renforcé les incertitudes quant à sa succession. Pendant ce temps, l'agence de presse italienne Italpress, liée à l'homme d'affaires sfaxien qui espère défier Saïed, a tenté, sans succès, de s'implanter en Tunisie.
Par Luca Gambardella
17 juillet 2026 – Dernière mise à jour : 12h16

L'état de santé de Kaïs Saïed serait en train de se détériorer, menaçant non seulement son avenir personnel, mais aussi la stabilité institutionnelle de la Tunisie. Selon des informations obtenues par Il Foglio, le président devenu dictateur aurait été admis à l'hôpital militaire de Tunis à la suite d'une crise cardiaque ayant nécessité une intervention chirurgicale d'urgence.

L'incident aurait été entouré du plus grand secret afin d'éviter d'alimenter les spéculations sur l'état de santé de Saïed, lesquelles circulent déjà abondamment depuis plusieurs années.

La dégradation de l'état du président n'a fait qu'intensifier les rumeurs concernant son éventuel successeur. En faisant arrêter des centaines d'opposants politiques, de journalistes, de militants et de syndicalistes, Saïed a pratiquement éliminé tout adversaire crédible à l'intérieur du pays, créant ainsi un véritable vide politique au sein de la société civile tunisienne.

Parallèlement, comme Il Foglio l'avait révélé début mai, plusieurs figures de l'opposition en exil à travers l'Europe travaillent à identifier des candidats alternatifs.

Dans ce contexte, un autre développement est venu accroître les tensions autour du palais présidentiel de Carthage.

Il concerne l'agence de presse italienne Italpress, dirigée par Gaspare Borsellino.

Au moment même où Il Foglio publiait son enquête sur la stabilité politique et économique de la Tunisie ainsi que sur la recherche d'un éventuel successeur à Saïed, cette agence basée à Palerme, ambitieuse et en pleine expansion, signait un accord de coopération avec ECAM, le groupe de réflexion fondé et présidé par Kamel Ghribi.

Outre la création d'ECAM, l'homme d'affaires tunisien est président de la société de conseil GKSD Holding et vice-président du Gruppo San Donato.

Il figure également parmi les personnalités les plus souvent citées ces derniers mois comme possible successeur de Kaïs Saïed.

« Chaque fois que je déciderai de me présenter à une élection, personne ne pourra m'empêcher d'exercer mes droits de citoyen tunisien »,

a récemment écrit Ghribi sur son compte Instagram, confirmant ainsi son intérêt pour une éventuelle carrière politique.

Un détail mérite d'être souligné : l'homme d'affaires sfaxien accorde très rarement des interviews.

Ghribi préfère contrôler sa communication publique selon ses propres règles.

Ses principaux canaux de communication sont sa page Instagram — sur laquelle une importante équipe média publie régulièrement des vidéos promotionnelles et des slogans soigneusement élaborés — ainsi que les dépêches diffusées par Italpress.

Ce qui a toutefois retenu l'attention, c'est que quelques jours seulement après la signature de l'accord avec l'organisation de Ghribi, Gaspare Borsellino s'est rendu à plusieurs reprises à Tunis.

L'un de ces déplacements a coïncidé avec les célébrations du 70e anniversaire du Corriere di Tunisi, principal journal italophone du pays, où Italpress était la seule agence de presse italienne invitée.

Au cours de cette visite, Borsellino aurait engagé des négociations très avancées en vue de conclure un accord de coopération avec la TAP, l'agence de presse officielle tunisienne.

Les liens étroits de la TAP avec le gouvernement sont évidents : son directeur est nommé par le président de la République et sa ligne éditoriale est, sans surprise, soumise à un strict contrôle des autorités.

Selon Il Foglio, la conclusion de cet accord aurait finalement échoué en raison de la proximité supposée d'Italpress avec Kamel Ghribi, que les autorités tunisiennes considèrent comme un rival politique direct de Kaïs Saïed.

Contacté par Il Foglio, Gaspare Borsellino a démenti cette version des faits, affirmant qu'il détenait :

« tous les documents signés avec la TAP, en parfaite conformité avec les règles, avec l'assistance de l'ambassade d'Italie ».

L'ambassade d'Italie a toutefois indiqué à Il Foglio, dans un courrier électronique, que :

« cette ambassade ne parraine pas les accords conclus entre agences de presse ».

Plusieurs sources ont également confirmé que l'accord n'avait pas encore été finalisé et que la tentative — parfaitement légitime — d'Italpress d'ouvrir un bureau à Tunis avait, jusqu'à présent, été rejetée par les autorités tunisiennes.

Selon toute apparence, Kaïs Saïed estime inacceptable d'autoriser l'installation permanente à Tunis d'une agence de presse susceptible d'offrir une visibilité à son principal rival politique, lequel affiche ouvertement ses ambitions présidentielles.

Un risque que les autorités semblent peu disposées à prendre, d'autant plus que les interrogations concernant l'état de santé de Kaïs Saïed continuent de planer.

Remarque importante

Ce texte est un article de presse qui présente des allégations (notamment l'hospitalisation de Kaïs Saïed et son état de santé) attribuées à Il Foglio. La traduction ci-dessus est fidèle au texte original, mais elle ne constitue pas une validation de l'exactitude des informations rapportées.

 

 

 

 

 

 

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